Drones contre le droit de manifester !

Par un article de La Nouvelle République, nous apprenons que la police est « autorisée » (ce qui dans le vocable ministériel signifie « tenue ») à utiliser des drones pour surveiller la manifestation du 1er mai à Tours et enregistrer des images de celle-ci.
Si nous voulions en rire, nous dirions qu’il s’agit de compter les personnes qui détiennent des casseroles ou des sifflets !
Mais malheureusement, l’accélération de la dérive sécuritaire à l’œuvre depuis plusieurs années par les pouvoirs successifs nous amène à plus d’inquiétude que de franche rigolade. Les gardes à vue préventives et arrestations, fouilles, contrôles d’identité, violences à coup de LBD et autres armes mutilantes, menaces contre les associations, poursuites engagées contre les syndicalistes mais aussi le développement de la vidéosurveillance, les caméras à reconnaissance faciale programmées pour les JO, tout cet incroyable arsenal sécuritaire fait peur et abîme gravement la démocratie.
La peur du peuple qui manifeste et revendique conduit les gouvernements, et particulièrement l’actuel, à un autoritarisme qui est dénoncé au-delà de nos frontières !
La logique de la répression des Gilets jaunes s’étend désormais à tous les mouvements sociaux. Ainsi s’accélère la chasse aux pauvres qui survivent par les minima sociaux et les faibles allocations-chômage, pour les stigmatiser et rogner davantage encore leurs droits ; les étrangers sont rendus coupables de tous les maux et victimes de la vindicte du pouvoir qui court après le RN ; les populations d’outre-mer subissent les matraquages comme réponse aux revendications ou aux désordres néocolonialistes (comme en témoigne l’opération militaire en cours à Mayotte).
La cohérence de l’ensemble de ces choix politiques sécuritaires est réelle : maintenir l’ordre établi et étouffer toute contestation. Ainsi ces drones ne sont pas un épiphénomène, à prendre avec le sourire ! Ils s’inscrivent dans une dangereuse escalade.
C’est Au Tour(s) Du Peuple dénonce l’utilisation des drones et toutes tentatives de mise en cause du droit de manifester et de liberté d’expression.